Suede Europe Musique : Blackwater Park

Blackwater Park

EUR 5,35

  1. The Leper Affinity
  2. Bleak
  3. Harvest
  4. The Drapery Falls
  5. Dirge For November
  6. The Funeral Portrait
  7. Patterns In The Ivy
  8. Blackwater Park

L eau Noir du Parc - Publié en 2001, ce cinquième album parvient à densifier les atmosphères oppressantes qui font la signature sonore du groupe et à hisser un Blackwater Park plus mature que jamais à des kilomètres au-dessus du carcan Death Metal. Un véritable voyage en terre inconnue, autant symbolisé par The Leper Affinity, titre d ouverture de dix minutes mis en orbite par un riff tellurique et agrémenté de breaks de piano et de guitares acoustiques, que part le délicat Harvest, la foret de riffs de The Funeral Portrait, la noirceur du morceau-titre de douze minutes, ou encore par l alternance irréelle de vocaux lumineux à la beauté glaciale et de growls abyssaux conférant à The Drapery Falls un statut de classique. Avec Blackwater Park, Opeth accède avec classe au Panthéon des formations inclassables ayant le plus marqué le monde Metal des dix dernières années.

Leur meilleur album - Opeth a atteint un sommet avec ce Blackwater Park, 5e opus de leur discographie, et s est depuis installé au firmament du mouvement progressif grace au talent exceptionnel de tous ses membres. Sur cet album, tout est a son apogée: musique, chant, cohésion, production.Dans son style alambiqué qui alterne passages death tres violent et morceaux doux et presque acoustiques, Opeth montre ici toute sa qualité musicale: la guitare de Lindgren est impeccable, et s allie a la perfection avec celle de Mika Akerfeldt pour des riffs sombres et puissants (The Lepper Affinity), et des passages d une douceur touchante (Harvest). La basse a été mise un peu en retrait par rapport aux premiers albums, mais reste très présente et nous gratifie d une grande diversité et d une belle finesse de composition. La batterie, enfin, est impériale, car discrète: les guitares suffisent presque a imprimer un rythme qu elle suit avec subtilité, usant beaucoup des cymbales pour un grand plaisir musical.Sur le plan du chant, on est la aussi dans un registre de haute volée: Mika Akerfeldt a vraiment consolidé sa présence, et dans tous les registres: sa voix caverneuse est paradoxalement devenue plus agréable, et son chant sur les parties claires est parfois très touchant (Bleak).Mais ce qui fait véritablement le succès de cet album, c est la production de Steven Wilson (Porcupine Tree): en effet, même s il, est difficile de caractériser un style Wilson, il est clair que la production fait toute la puissance de cet opus. La où la prod de Still Life était faiblarde, Wilson donne au son une qualité exceptionnelle qui fait ressortir toute la force dégagée par Opeth: les passages sombres sont ultra-puissants, et les moments doux dégagent une émotion rarement ressentie sur dans le prog. Cet album allie donc de façon extraordinaire le clair et le sombre, le blanc et le noir et donne au combo suédois toute la reconnaissance qu il mérite.Bien sur, les amateurs (je parle des non-experts) diront que c est une musique pour initiés et insupportable a leurs oreilles droguées par LP et SlipKnot, mais cet album est ouvert a tous, il demande seulement de nombreuses écoutes attentives qui vous feront découvrir tout le talent d Opeth. Bref, cet album est désormais une référence que chaque fan de prog se doit d avoir...Ecoutez d abord: Bleak, The Drapery Falls, The Funeral Portrait.

Une nouvelle fois, on touche du doigt le superbe... - Encore un nouvel album conduit de main de maître de la part d OPETH mais pouvait-il en être autrement? Mais par rapport à un Still Life excellent mais sans surprise, ce ciqnuième album bénéficie surtout de la participation active (production, interprétation) du leader du groupe anglais de pop/prog PORCUPINE TREE, Steven Wilson. Bien que n allant pas aussi loin dans le domaine du rock progressif que Morningrise (où un titre atteignait les vingt minutes!), Blackwater Park (dont le titre seul est une référence à un osbcur groupe de prog des années 70) en retrouve le même esprit aventureux. C est aussi le disque d OPETH où l équilibre entre la fureur et la beauté se fait le plus harmonieux, certains morceaux les plus soft de leur carrière y côtoyant les plus metal (dont l excellent morceau-titre) que les Suédois aient écrit depuis Orchid. Un très grand disque de dark-metal, voire de metal tout court. Chepeau bas!

un joyau de plus ! - La carrière d Opeth a été jonchée de joyaux métalliques et en voici un de plus ! Opeth conforte ici l orientation nettement plus death metal entreprise sur Still Life . Si Mika Akerfeldt est toujours aussi impressionnant dans ce registre caverneux (sa voix soutient sans problème la comparaison avec Glen Benton), il a aussi manifestement travaillé son chant goth qui est maintenant émaillé d intonations fragiles ou désabusées très bien senties, un peu à la manière de Jonas Renkse (Katatonia). En ce qui concerne les compositions à proprement parler, ce sont huit formidables nouveaux morceaux, toujours aussi intelligemment structurés et pleins d influences et d atmosphères originales, qui composent cet album de 67 minutes. Blackwater Park va plus loin dans les expérimentations que Still Life , on recherche ici la dissonance subtile, celle qui s impose avec élégance et à-propos. Un bien bel album, donc, que ce Blackwater Park , mais comment aurait-il pu en être autrement d Opeth ?




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